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 Agression au coin d'une ruelle [PV Vincent]

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Ada Bezarius

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Messages : 1
Date d'inscription : 31/05/2012

MessageSujet: Agression au coin d'une ruelle [PV Vincent]   Jeu 9 Avr - 19:30

 

Malgré la menace qui pensait sur la Capitale Leverru, L'académie Lutwidge était surveillée et donc protégée. Et il faut bien l'avouer, plus que le reste de la ville. L'établissement accueillant des jeunes de la noblesse, certains avaient des liens de prêt ou de loin avec Pandora. C'était le cas de la nièce d'Oscar le Duc Bezarius, cette jeune déléguée dans l'établissement de prestige.

Malgré son inquiétude, Ada menait ses journées à l'académie sans bouleverser son quotidien. Elle savait que ni son oncle, ni son frère ne laisserait quelque chose lui arriver. Ce n'est pas pour autant que la jeune femme restait à l'écart de ce qu'il se passe dans la capitale. Certains recoins ont été détruits pas des Chains et son actuellement en reconstruction. Si la blondinette était incapable de les aider en ce qui concerne les travaux (personne ne voulait d'une demoiselle maladroite dans les pattes et son oncle surprotecteur ne l'aurait de toute façon pas laisser entamer ce fatiguant travail.), Ada avait cependant trouver une autre manière d'aider la population. Quelques foyers étaient détruits et les rénovations sont coûteuses. Plutôt que de laisser les familles se poser trop de questions sur leurs moyens financiers, elle avait décidé de leur venir en aide en leur offrant de la nourriture et des couvertures. Faire partie de la famille Bezarius, descendante du grand héros de la tragédie de Sablier lui donnait quelques avantages comme la richesse. Ada n'était pas une dépensière excessive (à part peut-être pour ses chats) mais elle n'était pas non plus très regardante quand il s'agissait de venir en aide à autrui.

La petite sœur d'Oz avait donc profiter du week end pour sortir de l'école. Comme tous les jours, elle avait impeccablement rangé sa chambre, sans oublier de donner à manger et de l'eau à ses animaux, qui se baladaient librement dans l'école. Elle avait troqué son uniforme pour une robe qui était plus conviviale. Attachant ses cheveux avec un ruban, elle fut enfin prête et quitta sa chambre. En descendant les escaliers, elle croisa la moue mécontente d'Elliot Nightray et lui sourit en le saluant poliment, sans qu'il daigne répondre. Elle ne s'en formalisa pas et continua sa route. Au moment de quitter l'établissement, un miaulement attira la propriétaire du chat, qui se stoppa devant les portes de Lutwidge pour se retourner. Si Kitty et Snowdrop sont plus indépendant, Dinah n'aime pas trop lorsqu'elle s'éloigne. Sans doute parce que la chatte était avec elle depuis toute petite.

Elle se pencha vers le chat blanc qui continuait de miauler.

« Tu veux venir avec moi Dinah ? »

Déjà petite, elle amenait l'animal de partout au grand désarroi des domestiques. Il faut croire que cette habitude n'avait pas changé. Ada attrapa la chatte pour la mettre dans le panier qu'elle avait prit pour ranger les courses qu'elle achèterait au marché. Dinah s'y coucha et ferma les yeux, laissant partir la jeune demoiselle.

Malgré la récente invasion de Chains, Ada pu constater que la marché était toujours aussi bondé. Comme d'habitude, elle devait s'imposer pour arriver à se faire entendre et obtenir ce qu'elle voulait. Et au bout d'une bonne heure, elle en sortie victorieuse, son panier rempli, Dinah sur le sol à côté d'elle. Personne ne pouvait résister à Ada Bezarius. Non pas qu'elle se vante de se personne, mais la jeune fille pensait que c'était surtout dû aux poupées vaudou qu'elle avait crée à l'effigie de certains marchands, ainsi que parfum aphrodisiaque qu'elle utilisait. La magie avait du bon, même si elle aurait préféré pouvoir utiliser son savoir pour sortir son frère de l'Abysse. Mais bon, on ne peut pas tout avoir. Et puis Oz était de retour, c'est tout ce qui compte.

Alors qu'elle prenait le chemin des détritus, à la sortie du marché, elle distingua de loin Oncle Oscar qui étouffait Gil et Oz de câlins. La jeune fille se stoppa dans sa marche avec un certaine hésitation l'espace de quelques secondes. Puis finalement, elle tourna brusquement dans une ruelle, se plaquant contre le mur. Elle adorait son oncle, et aurait même été très heureuse de revoir Gil ainsi que son frère. Le problème était plutôt qu'ils allaient la questionner, et en apprenant sa bonne action de la journée, Oncle Oscar n'allait pas la lâcher. Il allait la suivre et veiller au moindre de ses gestes. Si en temps normal, cela ne la dérangeait pas, lorsqu'il y avait du monde et qu'il attirait l'attention sur eux, elle avait tendance à être particulièrement gênée. Il y avait également une autre raison qu'elle préférait laisser dans un coin de la tête. Depuis qu'elle lui avait dit dans une lettre qu'elle est amoureuse, son oncle c'était mis en tête de rechercher le fameux prétendant. Ada sentit ses joues rougir et secoua la tête, s'interdisant de penser à lui.

Revenant à la réalité, elle eu juste le temps de voir Dinah disparaître dans la ruelle peu éclairée.
« Dinah … Reviens la ... »

Ada hésita, sa famille lui avait interdit de s'aventurer dans ce genre de ruelle, déjà en temps normal, mais maintenant à plus forte raison, à cause du danger que représentent les Chains qui peuvent arriver n'importe quand. Mais elle ne peut pas laisser son chat courir le moindre danger. Le cœur battant à tout rompt, elle avança prudemment, appelant l'animal, à voix basse. Au bout de quelques mètres, elle entendit un bruit derrière elle. Ada se stoppa, restant figée sur place. Qu'est-ce que c'est ? Ses mains se crispèrent d'avantage sur son panier. Son cœur battait encore plus vite, la peur la saisie …. Mais ne jamais tourner le dos en danger. Rassemblant tout son courage, Ada se retourna brusquement.

« Aaaah !!! »

Avec un crie, plus de terreur que de guerre, elle envoya le panier de nourriture sur le Chain …. Qui n'en était pas un. La jeune noble se figea de nouveau, plaquant sa main sur sa bouche. Pommes de terre, carottes et différents légumes tombèrent sur le sol, alors le panier suivit le même funeste destin. Mais ce qui venait de rendre Ada confuse, fut plutôt le jeune homme qu'elle avait agressée et qu'elle reconnaissait parfaitement. Contre la jambe du blond, Dinah miaula, confirmant ainsi l'identité du non-inconnu.

« Oh Seigneur … Vincent-Sama … Je … Je suis vraiment désolée … Vous n'êtes pas blessé ? Je .. J'ai cru que vous étiez ... »

Terriblement honteuse, elle ne termina sa phrase, se rendant compte que dire à Vincent qu'elle l'avait prit pour un monstre n'était pas particulièrement aimable, surtout après l'avoir frapper. Embarrassée, la moue déconfite, Ada ne savait plus tout où se mettre ni comment se comporter.


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Vincent Nightray

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Messages : 3
Date d'inscription : 09/04/2015

MessageSujet: Re: Agression au coin d'une ruelle [PV Vincent]   Ven 22 Mai - 17:11

 

« Où allez-vous maitre Vincent ? Vous savez que ce n'est pas prudent de sortir en ce moment. »

Le jeune homme, aux allures princières et au regard perçant laissa passer furtivement un sourire quand le majordome de la famille Nightray l'arrêta alors qu'il passait la porte, accompagné de sa fidèle Echo. Vincent Nightray n'avait pas l'air de s'inquiéter de ce qui se passait dehors, à vrai dire, même s'il n'avait pas beaucoup d'information sur ce qui arrivait à l'Abysse, il en savait bien assez (en tout cas plus que serviteur collant) pour ne pas avoir à s'en faire pour sa propre vie. Comme si celle-ci avait la moindre importance de toute façon. Le port altier haut, il toisa avec un sourire condescendant l'homme devant lui et lâcha avec la plus grande froideur et le plus doux des poisons ses paroles.

« Je vais à Leverru. Mais merci de vous en inquiéter pour moi. Soyez rassurez, je compte faire attention, et Echo veille sur moi, pas vrai ? »

Pour toute réponse, la petite fille aux cheveux d'un blanc étrange regarda son maitre d'une manière parfaitement vide, tel un robot mécaniquement remonté et parfaitement obéissant. Elle murmura un petit « Oui Maitre Vincent. » qui fit glisser les yeux du majordome sur elle, mais celui-ci n'osa rien ajouter. Il savait le Nightray bien assez indépendant comme ça, et surtout d'un caractère qu'on ne pouvait dompter. Il le laissa donc sortir, à son grand damne, et espérait que le chef de la famille ne s'interroge pas trop sur la disparition de son fils, tout aussi adoptif soit-il, et ne provoque pas surtout de scandale dans la capital. Ce n'était certes pas le genre de Vincent, mais de drôles de rumeurs courraient sur le jeune homme, et pour préserver la réputation de la grande famille ducale, rien n'était trop prudent. M'enfin, il n'avait de toute façon plus le choix, car le jeune homme n'avait pas attendu son consentement oral pour passer la porte du manoir et prendre la calèche en direction de Leverru.

Des choses étranges et malheureuses s'y déroulaient en ce moment. Des choses que les simples citoyens n'avaient su expliquer, car pour la plupart, l'Abysse n'était qu'un mythe destiné à faire peur aux enfants les moins sages. Mais il était vrai que les meurtres se faisaient de plus en plus nombreux, les disparitions aussi, et les venus déplaisantes de Chains sorties de l'autre monde. Rien qui ne laissait apparaître l'ombre d'un espoir, et qu'il s'agisse de Pandora ou des Baskerville – Vincent était bien placé pour le savoir – ces événements n'avaient rien de normaux, et encore moins de compréhensible. L'Abysse s'agitait, et il n'était effectivement pas prudent de se balader sans protection. Le jeune Nightray n'en avait clairement pas besoin. Il avait beau ne pas payer de mine, avec ses airs rafinés et faux semblants, le masque ne cachait guère la froideur de son regard et les aspects les plus meurtriers de ses pupilles, surtout la plus ensanglanté. Évidemment, bon comédien, peu de personnes savaient vraiment à quoi s'en tenir avec le jeune Nightray. L'on savait qu'il était mystérieux et assez solitaire (quoique bien moins que son frère ainé Gilbert), mais surtout pas les véritables tenant de son caractère. Il n'aurait jamais permis de laisser son image se ternir plus que nécessaire, et il avait bien assez du Chapelier pour détourner des rumeurs sur ses agissements. Oh il était bien loin d'être innocent, il ne l'aurait jamais prétendu. Il se savait parfaitement sombre, parfaitement monstrueux, une engeance qui n'aurait jamais du voir le jour. Et pour cela, pour le bien de la seule personne qui comptait pour lui, il comptait bien y mettre un terme. Mais chaque choses en son temps.

Vincent n'était pas venu à Leverru dans l'espoir de faire son petit marché ou voir quelqu'un. Dans un accord tacite avec les Baskerville, il avait accepté de jeter à œil aux endroits marqué par l'apparition de Chains. L'Abysse s'ouvrait d'elle même, et de plus en plus souvent. Peut-être était-ce quelque chose qui le déclenchait sciemment. Et si l'Abysse n'allait plus comme il fallait, le but personnel du jeune homme risquait d'en prendre un coup. Lorsqu'il arriva en ville et qu'il demanda à être déposé non loin de la place du marché, il tendit à Echo quelques papiers, une carte, et lui indiqua ce qu'elle devait faire sur les lieux indiqués. Lui même se chargerait d'une autre zone.

« Mais Echo doit veiller sur le Seigneur Vincent... » Murmura-t-elle, si vide de tous sentiments.

Saisissant son visage, sans grande violence mais avec une certaine dureté, il l'approcha du sien, pour que son souffle caresse sa peau. « Echo. Je t'ai donné un ordre je crois. » La petite fille ne répondit rien sinon un « Oui. » qui semblait désolé, et sortit la première du carrosse des Nightray. Bientôt, elle disparue dans la foule. C'était à son tour de faire son entrer. Il consulta sa carte et soupira. La dernière chose qu'il avait envie de faire était de se balader parmi la populace. Si d'apparence il mimait une certaine facilité à la conversation et aux convenances, Vincent détestait plus que tous les gens. Tous étaient d'une imperfection qui le dégoutait. Ses souvenirs, d'un temps voilà depuis longtemps révolu, lui rappelait ces personnes riches ou pauvres, bourgeoises ou commerçantes, qui n'avaient pas le moindre intérêt pour deux orphelins agonisants dans les bas fond d'un quartier minable.

Lorsqu'enfin il se décida à mettre le pied dehors, le masque habituel de Vincent Nightray était déposé sur son visage. Dégouté mais n'en laissant rien paraître, il traversa la petite place pour rejoindre un appartement où avait eu lieu, selon ses informations, l'apparition d'une Chain, et s'il en croyait les dires, à la conclusion d'un contrat avec un humain. Ce dernier point ne l'intéressait pas vraiment, mais il était curieux de savoir si le hasard avait à voir quelque chose dans cette affaire, où si la porte de l'Abysse, par quelques moyens frauduleux et inconnus de sa connaissance, avait été forcée. Si ce fut le cas, le jeune homme n'en trouva aucune trace en fouillant les lieux. Les voisins ne savaient rien, et tout semblait parfaitement en état. La seule exception était la disparition du propriétaire... Rien qui ne pourrait lui apporter plus d'informations. Pas spécialement déçu, Vincent ressortit sur la place du marché, bondé à cette heure par de multiple passants et des commerçants agités qui vantaient les mérites de leurs produits. Au coin d'une ruelle, il aperçu une silhouette et une chevelure blonde qu'il reconnu assez facilement. Légèrement surpris, il ne s'attendait pas à croiser Ada Bezarius en ce moment, et surtout pas parfaitement seule. Et que dire de cette folie de s'aventure dans une ruelle qui n'avait rien de rassurant.

Il fut dépité de constater la naïveté de cette fille. S'il l'avait approché plusieurs fois, c'était dans l'espoir de lui soutirer des informations sur l'Abysse et son frère. Puis peu à peu, il avait prit de l'intérêt pour cette jeune femme, mais dans une optique bien moins pure qu'un simple passe temps de bavardage. Vincent n'aimait pas les femmes de manière générale. Il n'était pas sexiste particulièrement, mais celles de la haute société lui revenaient en horreur, tant par leur côté manipulateur que mesquin. Les belles paroles, les chichis et les charmes dont elles faisaient preuve était pour Vincent la preuve qu'elles était parfaitement dégoutante. Il n'avait pu s'empêcher de caser Ada dans la même boite, et pourtant, il savait qu'elle était différente. Elle était pure. Bien trop pure et bien trop naïve, d'une blancheur peinte sur son visage, d'une douceur qui le répugnait. Il n'avait, en la côtoyant, que l'immonde objectif de souiller une bonne fois pour toute la pureté de son visage. Elle n'était pas différente des autres, il saurait le prouver. Aussi suivit-il la jeune femme dans la ruelle, approchant discrètement de celle-ci, jusqu'à ce qu'il se rende compte de son erreur.

À peine arrivé dans son dos, il entendit le cri de la demoiselle et se prit, à son grand étonnement, un panier de provisions, lesquelles s'étalèrent sur lui avant de tomber misérablement au sol. Il dédaignent une carotte qui passa devant son visage, et manqua de sa casser la figure avec le chat dans les pattes. Bon sang, ce qu'il pouvait détester cette fille. Il grogna un peu, mais reprit parfaitement contenance, son masque de douceur sur le visage. Il ne devait pas se montrer sous son véritable jour, même si il en était très tenté. L'agacement se notait néanmoins dans sa voix.

« Non tout va bien Miss Bezarius, votre peur était tout à fait naturelle. » Il accorda un sourire sympathique, et se trouva d'une niaiserie détestable. Il continua, présentement inquiet. Ou presque. « Mais vous savez que ce n'est pas prudent de vous balader toute seule en ville avec ce qui se passe en ce moment. Et c'est encore moins raisonnable de vous aventurer dans de telles ruelles. Que faisiez-vous donc ? » En posant cette question, il se pencha aimablement pour ramasser le panier et prendre une pomme de terre. Il lança un regard noir à la carotte – légume démoniaque – et tenta d'éloigner le petit chat qui continuait de se frotter à lui. Il n'aimait pas les chats...


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